à Marie-Augusta Boiron-Lacroix
Porche
Vivait là depuis des dizaines d'années,
Sans le savoir chacun la connaissait.
Discrètement montait les escaliers,
Suite à chacune randonnée.

Porte ne savait plus pousser
Qu'importe avec vigueur elle sonnait
Inquiète elle se barricadait,
Sinon avec malice souriait.

Jeudi sûr on l'a entendue,
Dans son entrée s'est affairée.
Depuis plus un bruit où est-elle,
Partie ou fragile chez elle ?
 

La grande échelle des pompiers
Sous la fenêtre s'est posée.
Spectacle en ce dimanche matin ?
Policiers eux-mêmes sont chagrins.


Jamais tant lorsque vous passâtes,
Porte d'entrée ne fut un porche.
Boites aux lettr' étaient en torche,
car c'était la dernière fois.
 

         Serge Potteck,
le dimanche 24 février 2002