Dormir
Pourquoi dormir,
La nuit dernière, la nuit prochaine,
Dehors du monde tant de secondes ?

Je dors encore, là, presqu'à midi.
Pourrait-ce aussi m'être compté ?
S'ils voulaient seulement témoigner...

Bourdon lointain paroles claires,
Verdâtre lieu aveugle et tiède.
Leurs yeux enfantins souriant
Sous doctes fronts déjà si vieux.


Pourquoi dormir ?
Régulièrement, dans l'infini.
 

Des nuits, des nuits...
 
 
 

  Serge Potteck,
5 décembre 2000