Le cheval était toujours à la fenêtre
Tuyaux passés sous l'encolure
Il a vu les pelleteuses
Couler béton sous ses sabots
Des salsifis dans les voilures
Sur le fourneau le ragoût cuit
Les habitants par dessus lui
N'espérez point qu’il aurait fui :
Toujours présent à la fenêtre
Face la forêt de hêtres
Sept ans qu'il m'a vu disparaître,
Le suppliant d'attendre mon retour !
Depuis,
Derrière les branchages d'un hêtre,
Je mesure au psychomêtre
L'étendue de son
mal-être.
Demandez-leur de souffrir pour vous :
les êtres chers
le feront pour vous plaire.
Voilà, au fond, ce que j'avais à dire ce soir.
Serge Potteck,
le 6 août 2007